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Mamadou Lamarana BALDE, supporter du Syli National au Caire, vivant à Chicago (Etats-Unis)

 

« Il faut toujours privilégier les couleurs nationales et préserver son honneur »

 

M. Baldé a prouver de manière indélébile son attachement à sa patrie. Car l’homme d’affaires s’est rendu à ses propres frais à Alexandrie pour soutenir le Syli. Nous l’avons rencontré à l’hôtel Amoun où il est venu rendre une visite courtoisie aux supporters, après l’équipe et la délégation officielle.

 

Présentez-vous ?

 Je vis à Chicago depuis 1995, je suis un homme d’affaires guinéen et je suis venu ici pour supporter l’équipe nationale.

Vos motivations ?

 

En tant que Guinéen qui vit aux Etats-Unis, j’avais besoin de montrer qu’on était pas moins patriote. Quels que soient les problèmes, il faut privilégier les couleurs nationales et préserver son honneur. C’est dans ce cadre de soutien que je suis en Egypte. Sachez que je devrais être en Tunisie en 2004, mais je n’ai pas eu le temps. Mais cette fois-ci comme c’est une qualification successive, je me suis dit qu’il fallait que je sois de ce rendez-vous égyptien pour soutenir le Syli de Guinée. J’étais venu à Alexandrie pour voir les deux premiers matches du premier tout qualificatif, et repartir aux Etats-Unis. Fort heureusement, les deux matches face à l’Afrique du Sud et la Zambie ont comblé mes attentes. C’est un acquis pour nous.

Vos sentiments ?

 

Je suis content des joueurs. Il faut retenir que nos enfants constituent une bonne équipe et ils marquent des buts, Il faut inscrire des buts même au prix d’effort surhumain.

 

Vos projets ?

Actuellement, je suis vendeur de voitures et je suis entrain de voir dans quel cadre je peux ouvrir une société en Guinée. Je mise beaucoup sur une entreprise de transport. Ce qui correspond à mes activités aux Etats-Unis. J’ai des Taxis qui y  roulent et je connais un peu ce que c’est le transport. Je reviendrai à Conakry afin de voir comment créer une société de Transport en Guinée. Car le patriotisme n’a pas de prix.

 

Votre situation matrimoniale ?

Je suis marié et père de cinq enfants vivants. Mon premier fils est parti à l’Université d’Illinois cette année dans l’Etat d’Illinois. Il y a également un autre qui fait l’université cette année, en plus de l’un d’eux qui fait la douzième année, y compris ceux du secondaire.

 

Comment comptez-vous mener vos projets ?

Pour moi, la meilleure manière d’aider mon pays, c’est de créer quelque chose, une petite société employant cinq à dix personnes par exemple. Ceux-ci, à leur tour, peuvent prendre en charge cinq à dix familles. C’est ainsi que je  vois mes projets pour l’instant. Car, cela peut évoluer avec des résultats probants. Ce qui pourra drainer des opérateurs Américains en Guinée.

 

Votre message ?

Mon message particulier pour Conakry, je demande aux jeunes d’être sages en manifestant leurs joies. Il ne faut surtout pas faire de dégâts.

 

Propos recueillis par

M. Bouaré

<< Le sida, nous sommes tous concernés >>

Stigmatisation des PVVIH au niveau du Personnel de Santé Droit à la santé et obligation du personnel de santé envers les PVVIH

 

<< Droit à la Santé et obligation du personnel de santé >> est un sujet que nous explique Dr Mamadou Bailo Diallo, chef service adjoint de pneumophysiologie à l’hôpital Ignace Deen

 

Par rapport à ce sujet d’importance capitale, Dr Diallo Mamadou Bailo commence par planter d’abord le décor. << Notre service est un service convoité dans la prise en charge de ces cas. Nous avons assez de malades qui sont infectés, c'est-à-dire qui vivent avec la tuberculose et le VIH, la tuberculose étant l’une des premières infections opportunes des PVVIH >>.

 

 

S’agissant des obligations du personnel de santé vis à vis des PVVIH, Dr Diallo nous donne également des éclairages. Selon lui, le rôle que ceux-ci doivent envers ces personnes est extrêmement important. « Le personnel de santé doit savoir que ces PVVIH (Personnes vivant avec le VIH) ont le droit d’être considérés comme des malades, et par conséquent d’être respectés, d’être traités correctement. Mais le problème se pose d’une manière très aigue dans les différentes structures sanitaires. Parce qu’il y a souvent un manque de formation. Et la stigmatisation dont il est question, doit être banni parce qu’il faut considérer le VIH comme une maladie comme les autres. Le malade doit être reçu correctement, dans la plus grande discrétion possible. Il faut s’approcher du malade, lui demander son avis, s’il est consentant, il n’y a pas de problème. S’il n’est pas consentant pour le dépistage, il faut le sensibiliser, lui prodiguer des conseils dans la plus grande discrétion possible. Malheureusement, ce n’est pas toujours ce qui se fait.

 

 

Du clinicien, c’est-à-dire de l’infirmière qui reçoit, le médecin qui consulte, l’infirmier qui traite, le laborantin qui fait les examens, il y a des dérapages à tous les niveaux. Des dérapages parce qu’il y a des fuites du secret médical, On se précipite le plus souvent à annoncer tel a ceci, tel à cela, tel est séropositif etc. Alors que ça ne se doit pas. C’est pourquoi malgré les mesures prises par le Comité National de Lutte contre le Sida ‘’CNLS ’’ et la coordination du  programme de prise en charge des personnes vivants avec le VIH ou PVVIH, il y a des situations au niveau des structures sanitaires qui ne sont pas toujours encourageantes.

 

Donc, sur l’ensemble, ils s’efforcent de faire quelque chose, mais ceux qui sont directement intéressés à la prise en charge des PVVIH, trouvent souvent, avant que la filière de prise en charge n’aboutisse, qu’il y a eu déjà des dérapages à plusieurs niveaux. Donc c’est une situation qu’il faut revoir, encore sensibiliser le personnel, le former, insister sur le secret professionnel, insister sur les aspects de prise en charge des PVVIH. C’est une situation qui doit être gardée dans le secret le plus absolu. ».

Pour conclure, Dr Diallo lancera cet appel : « Ne diabolisons pas les PVVIH, on a besoin d’eux tout comme ils ont besoin de nous ».

Car,  << Le sida, nous sommes tous concernés >>

 

 

Moussa Bouaré

 

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